"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". La maxime du chimiste français Antoine Lavoisier n'a rarement été aussi juste.

Au Japon, le journal quotidien The Mainichi Shimbun parait à environ 5,5 millions d'exemplaires. C'est l'un des plus gros tirages de la presse du Pays du Soleil Levant. Par ailleurs, le journal est notamment réputé pour son sérieux et son engagement écologique.

Ce dernier a été mis en avant dans un "Green Newspaper", imaginé par l'agence Dentsu. Les créatifs ont proposé d'utiliser un papier ensemencé et de l'encre végétale pour imprimer le quotidien. Une fois lu, le journal peut ainsi être mis en pot dans de la terre légèrement humide. Et, quelques semaines plus tard, il fleurira ! Roses, coquelicots, mufliers ou marguerites, ce sera la surprise.

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"Green Newspaper" n'est pas une révolution mais un renouveau

L'idée n'est pas nouvelle. En France, Growing Paper le fait déjà et, aux Etats-Unis, il y a Botanical Paper Works, plus une multitude d'autres entreprises dans le monde. L'impression et l'écologie ont aussi une grande histoire. On se souvient de réduction des coûts d'impression avec une typographie au dessin particulier, ou encore la création d'une encre éphémère pour économiser le papier. Ce dernier projet s'appelle Birth After Reading pour ceux que cela intéresse.

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Mais cette opération marketing soulève plusieurs points intéressants. Dans un premier temps, les lecteurs ont été séduits par l'idée et les ventes se sont envolées. Le fait d'avoir un réel parti pris et un engagement physique, qui plus est "eco-friendly", montre que The Mainichi Shimbun "n'agit pas uniquement en informant" — c'est le positionnement du journal.

Elle permet aussi d'éveiller la conscience environnementale, notamment dans les écoles du pays. Un beau geste pour sensibiliser la nouvelle génération, qui devra mener le combat écologique de demain.

Le positionnement du "Green Newspaper" devrait inspirer les quotidiens qui, chez nous, se demandent encore comment faire face à la nouvelle consommation de masse de l'information !

Pour aller plus loin, il faudrait que les systèmes de conditionnement aussi suivent cet exemple. C'est ce que proposait WWF dans son projet Just. C'est à découvrir !